Publié dans Société

Intoxication ou empoisonnement - 12 personnes décèdent à l’issue d’une fête d’anniversaire

Publié le lundi, 16 juin 2025

Une réception d’anniversaire vire au drame dans un Espace situé à Imerinkasinina. Cet établissement a été le théâtre d’une intoxication alimentaire samedi soir dernier. Les hypothèses d’un empoisonnement collectif sont également soulevées. La majorité des invités, soit une cinquantaine de personnes, sont des jeunes étudiants d’une université privée locale. A l’issue de cet anniversaire, 43 personnes sont tombées malades et ont dû être évacuées d’urgence à l’hôpital dont une douzaine ayant succombé. Parmi elles, la jeune femme qui a fêté son anniversaire, mais également un jeune de 17 ans et ce après avoir goûté à des donuts. Des familles ont perdu d’un coup, 2 ou 3 jeunes d’une même fratrie. 

 

Dimanche, vers 14h, les malades ont donc commencé à être évacués dans différents hôpitaux de la Capitale dont surtout l’HJRA Ampefiloha. Tous présentent les mêmes symptômes de l’intoxication tels que la déshydratation, la perte de la motricité, les troubles de la vision, la fatigue et les vomissements. « Ma fille de 20 ans a été sauvée de la mort. Elle a commencé à souffrir des symptômes d’une intoxication sévère et a presque agonisé au moment de son hospitalisation. Et pourtant, elle affirme n’avoir pris que des mignardises dont des donuts. Actuellement, son état se stabilise », raconte la mère de la victime. La dame a perdu aussi sa sœur dans le drame.

Selon toujours des sources ministérielles à propos du dernier développement sur l’affaire, 13 patients se trouvent encore dans un état critique tandis que 21 autres seraient désormais hors de danger. « Quant à l’origine de cette intoxication alimentaire collective, tout est possible, et tous les mets servis sont sujets à des suspicions », explique pour sa part le directeur technique adjoint de l’HJRA.

Des décès immédiats 

Mais les témoignages à propos des décès d’une douzaine de patients, selon une dernière information officielle reçue vers 18h, hier, abondent. En effet, 9 de ces victimes ont succombé à l’HJRA Ampefiloha, 1 autre à l’hôpital d’Andohatapenaka, 1 autre encore à l’hôpital militaire HOMI Soavinandriana, enfin 1 dans une clinique privée. Les malheureux ont entre 20 et 30 ans, tout sexe confondu.

Des décès survenus très rapidement comme un jeune rescapé le rapporte. « J’étais arrivé une heure à l’avance, précisément un peu aux environs de 17h, et j’ai demandé à la fille qui nous a invités de nous donner à boire. Puis, on a mangé un morceau au self-service. J’étais déjà assez alcoolisé et je n’ai pas beaucoup mangé », explique le jeune Harifeno qui a visiblement échappé à l’intoxication. Mais ce n'était malheureusement pas le cas de l’un de ses copains. « Un ami a mangé beaucoup plus que moi. Vers 3h du matin, il était très malade et il a fallu le transporter d’urgence à l’hôpital en taxi. Malheureusement, il a rendu l’âme avant même qu’il n’arrive à l’hôpital », explique-t-il encore.

Cette mort rapide a également frappé une femme de 44 ans, la propriétaire de l’Espace, selon une source.

« Pourtant, la malheureuse n’a mangé que la moitié d’un donut », explique la même source. Un jeune Dj quiassurait l’animation figure aussi parmi les morts, toujours dans les mêmes circonstances.

Soupçon d’un empoisonnement

Plusieurs avis émanant des proches des malades ou des personnes décédées font part de leur crainte d’un empoisonnement. Pour ces derniers, il n’y a d’autres explications à la survenue rapide des décès. « Notre défunt proche a vomi des matières verdâtres, et ce, plusieurs fois avant de mourir », explique une mère de famille. C’est aussi le cas d’Onja, un jeune homme de 20 ans. « Dimanche soir dernier, son état semblait être encore stable. Mais le lundi matin suivant, ce dernier a brusquement empiré et il n’a pas survécu. Pourtant, sa sœur serait tirée d’affaire. Quoique très touchée aussi », raconte un membre de la famille. Actuellement, une enquête est en cours tant au niveau des responsables médicaux que la Gendarmerie.

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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